Écrire et afficher du grec ancien et du syriaque sur Mac
Toutes les machines récentes sont sous OS X (et de préférence, faire les mises à jour successives : aujourd'hui on est en 10.6.2). Pratiquement toutes les machines Macintosh à partir des G3 (sauf les "G3 beige", c.-à-d. depuis 2000) supportent l'OS X à condition de leur ajouter le maximum de mémoire vive qu'elles acceptent. Voir sur le site d'Apple les diverses configurations. L'idéal est d'installer la dernière version de l'OS, à savoir Snow Leopard, soit X.6. Ce système, très stable, permet l'utilisation de l'unicode : cela signifie (pour faire vite) qu'on n'est plus limité aux 256 caractères du code ASCII (sur 8 bits), puisqu'une police unicode, codée sur 2 octets soit 16 bits, contient 256 x 256 = 65 536 caractères. Autrement dit les lettres grecques unicode ont enfin LE MÊME CODE dans toutes les polices qui les contiennent. On n'a donc plus de problème de compatibilité, ni entre polices, ni entre Mac et PC.
OS X et unicode sont les standards à adopter.
Les polices sont gérées grâce au "Livre des polices" (qui se trouve dans les Applications d'OS X). Il permet de repérer celles qui contiennent le grec polytonique (= accentué) : Livre des polices/Aperçu/répertoire. Si l'on doit gérer beaucoup de polices, en particulier pour écrire aussi de droite à gauche, ou pour faire de la mise en page professionnelle, il vaut mieux recourir à un logiciel dédié à cette tâche comme ceux de la firme Extensis™. On a tout intérêt à ne pas accumuler trop de polices qu'on n'utilise pas, en particulier des polices anciennes. Autant que possible, se limiter à celles qui sont installées par le système et par les logiciels de Microsoft. Avec le "Livre des polices", on peut constituer des collections et désactiver les polices dont on ne se sert pas. NE JAMAIS DÉSINSTALLER LES POLICES SYSTÈME. Parmi les différentes polices grecques, on recherchera celle qui est la plus complète pour l'usage qu'on en a : certaines ne contiennent pas les chiffres (stigma, koppa), d'autres sont défaillantes pour certains caractères (voir infra, b. Polices).
Une fois installées dans le système (il faut passer par le "Livre des polices" et non glisser directement les polices dans le dossier "fonts" de votre "Bibliothèque"), ces polices comme n'importe quelle
autre police sont utilisées par divers logiciels, soit un butineur internet
pour consulter des pages contenant des textes grecs (Perseus digital
Library, Suda on Line, TLG), soit un traitement de texte dans lequel on
saisit son propre texte. Si la police d'affichage par défaut ne convient
pas, on peut la remplacer par une police plus esthétique. Pour écrire en
grec ancien, on utilise un traitement de texte comme Word de Microsoft (à
partir d'Office 2004 et donc de Word 11), ou Nisus Writer Express 3.3.1,
ou tout simplement de TextEdit inclus dans l'OS X (mais il n'est capable
d'enregistrer que de petits documents). Éventuellement, on peut aussi
choisir "Pages" dans la suite iWork" de Apple, mais les fichiers ne seront
pas compatibles avec ceux dont l'extension est .doc.
Pour saisir du grec polytonique en unicode, il faut pouvoir accéder aux caractères par l'intermédiaire du clavier, et d'autant plus facilement que les lettres se trouvent à l'endroit habituel pour des utilisateurs du clavier français.
Richard Goulet a développé une configuration clavier pour le grec unicode, appelée "GrecAncien", commode pour ceux qui connaissent déjà le clavier Eleusis, ainsi qu'une police grecque unicode "Callimachus" (voir plus bas). C'est la configuration la plus ergonomique pour le doigté français. On trouvera au même endroit un fichier .pdf donnant la position des lettres. Les accents, esprits, iota souscrit se tapent AVANT la voyelle. En cas de besoin, on aura recours aussi aux "caractères spéciaux" du Finder (sous le menu Edition), sous l'alinéa "Grec étendu" : après avoir choisi le caractère voulu, il suffit de le sélectionner dans la police qui le contient et de cliquer le bouton "insérer".
Après avoir téléchargé et décompressé l'un de ces fichiers, le glisser dans le dossier : Bibliothèque (ou "Library")/Keyboard Layouts de votre système. Après avoir redémarré, vous verrez son icône et pourrez l'activer en ouvrant "International" dans les "Préférences Système" (OS X.5) ou "Langue et texte" (OS X.6).
On peut aussi se contenter d'activer celles qui sont incluses maintenant dans l'OS Mac sous le nom "GreekKeys Unicode" suivi entre ( ) de l'abréviation du nom du clavier de la machine : français, allemand etc. On les trouve dans Snow Leopard dans les "Préférences Système" sous "Langue et texte" .
Pour se familiariser avec un nouveau clavier, ne pas oublier d'activer le "visualiseur de clavier".
Préférences Système—> Langue et texte —> Méthode de saisie —> Visualiseur clavier/caractères en haut du tableau.
Cela permet d'afficher un mini-clavier en cliquant dans la barre des menus sur le drapeau.
b. Polices
Beaucoup d'entre nous souhaitent d'abord "récupérer" leurs travaux anciens, c'est-à-dire ouvrir dans le nouveau système et la dernière version de leur traitement de texte leurs anciens fichiers contenant du grec polytonique non unicode.
La dernière version d' Eleusis (non unicode) fonctionne sous Word ; on la trouve sur le site de Richard Goulet, avec la configuration de clavier correspondante :
<http://web.mac.com/rgoulet3/iWeb/Polices/PolicesGrecques.html>
Login : Polices
Mot de passe : Kadmos
Pour transformer dans des fichiers des caractères Eleusis en une police unicode, il faut passer par un convertisseur (cf. infra).
Pour la gestion d'une édition critique et la création de lexiques lemmatisés, on se reportera à l'autre site de Richard Goulet : <http://web.mac.com/rgoulet3/iWeb/Aristarque/Bienvenue.html> (ATTENTION : pas de support technique)
Login : aristarque
Mot de passe : aristarque
SuperGreek de Linguist's Software® ne fonctionnant plus sous OS X, dans les fichiers contenant des caractères SuperGreek, cette police est automatiquement remplacée par la "police par défaut" du système. Pour lire le grec en caractères grecs il faut remplacer ces caractères par la police Odyssea, police (non unicode) de la famille "LaserGreek II" : procéder par "remplacer" dans Word (Rechercher, spécial : tout caractère ; Format, police : SuperGreek ; remplacer par, spécial : Rechercher ; format, police : Odyssea).
Pour les transformer en une police unicode, il faudra ensuite passer par un convertisseur.
Pour saisir de nouveaux textes, on utilisera l'une des polices unicode.
La police Palatino Linotype offre de bonnes qualités de lisibilité dans tous les alphabets. Elle est fournie dans le système Windows, on peut la demander à un collègue "PCiste". Les philologues peuvent télécharger la police Cardo, très complète, gratuite. Elle permet aussi de travailler en hébreu : <http://scholarsfonts.net/cardofnt.html#DownloadLink>.
Il nous semble aujourd'hui que les polices les plus belles, en même temps que "professionnelles" sont actuellement développées (comme ofl = Open Font Licence) par la Greek Fonts Society, <http://www.greekfontsociety.gr> ; en particulier la GFS Didot Classic paraît tràs bien adaptée à l'édition littéraire. Pour la télécharger, suivre ce lien : http://www.greekfontsociety.gr/pages/en_typefaces19th.html
D'autres polices contenant le grec polytonique sont disponibles gratuitement sur l'internet.
Richard Goulet a développé Callimachus. Cette police reprend les glyphes de la police Eleusis. Il en existe aussi une version pour Windows. La configuration clavier "GrecAncien" pour Macintosh se télécharge à la même adresse.
Le tout fonctionne parfaitement pour la consultation en ligne du TLG, à condition d'utiliser un butineur qui accepte l'Unicode, à savoir, pour Mac, Safari ou Firefox (de Mozilla). Toutes les indications sont données à la page d'ouverture du TLG : <http://www.tlg.uci.edu> (voir aussi la page "fonts").
On peut définir comme police par défaut une police unicode comme Callimachus pour l'affichage des caractères dans Safari ou Firefox.
REMARQUE :
Il faut prendre conscience que pratiquement aucune des polices unicode contenant le grec polytonique ne contient TOUS les caractères possibles de cette langue : L'une ne contient pas les chiffres (stigma, koppa ...), l'autre est dépourvue du digamma ou du sigma lunaire... Il importe donc de rechercher celle qui conviendra le mieux à l'usage qu'on en a. La plus complète semble être "Code 2000", peu esthétique, mais commode pour sa richesse. Les papyrologues et les épigraphistes se tourneront plutôt vers IFAOGrec2002 <http://www.ifao.egnet.net/publications/outils/polices/>
Posidippus de Richard Goulet <http://web.mac.com/rgoulet3/Polices/PolicesGrecques.html> convient particulièrement aux papyrologues et épigraphistes : elle contient toutes les lettres pointées.
Éventuellement, il faudra utiliser un clavier grec secondaire comme "GreekKeys Symbol Input" pour accéder à des caractères introuvables autrement. Il est toujours possible d'ouvrir dans le Finder la palette "caractères spéciaux" (et non pas celle du traitement de texte) Finder —> Edition—> Caractères spéciaux , pour trouver le caractère "rare" dont on a besoin, etc. Il suffit alors de cliquer sur "insérer" pour voir le caractère en question se placer là où se trouve le curseur. Une manip. rapide, même si elle manque d'élégance peut consister à se faire une "réserve" de ce ou ces caractères en bas de page et de les insérer au besoin par glisser/déposer ...
c. Conversion
Enfin, il est possible de convertir des fichiers saisis sous les anciennes polices en Unicode et inversement, grâce au petit utilitaire confectionné par Lucius Hartmann, très simple d'utilisation (et payant), GreekKeysConverter : <http://www.lucius-hartmann.ch/programme/gkconver.php>
Il est par conséquent très facile de passer par exemple de la police Eleusis, qui a servi pour la confection d'un index, à une police unicode qu'on destine à l'imprimeur.
Autres possibilités de conversion :
Macros de conversion pour Word disponibles sur le site:
<http://web.mac.com/rgoulet3/iWeb/Polices/PolicesGrecques.html>
Login: Polices
Mot de passe: Kadmos
Il faut appliquer des macros sur une version non Unicode de Word, puis utiliser les macros sur la version Word 2004. Il n'y a pas d'interface et il faut connaître au moins les rudiments de l'utilisation de macros Word.
En conclusion : Il n'y a désormais plus aucune raison de se priver des avantages de l'OS X et de l'unicode. Les outils sont au point et permettent de mettre à niveau tous les travaux anciens, sans aucune perte. Si vous constatez des erreurs de conversion, c'est que votre texte de départ contenait des erreurs de codage (accent mal placé, apostrophe à la place d'accent aigu ...).
d. Logiciels
Traitements de texte :
Microsoft Word : Plusieurs d'entre nous ont rencontré des difficultés à travailler sous Word avec les polices unicode en grec. Subitement, le logiciel quitte et tout se ferme parfois avant qu'on ait eu le temps de sauvegarder son travail. Il est parfois possible de le retrouver dans les fichiers .temp ou ".récupéré" (AutoRecovery Save). Néanmoins, c'est une gêne considérable si on ne décide pas de passer à NeoOffice.
Voici les solutions qui doivent permettre de retrouver un "Word tout neuf" : il faut repérer et jeter les fichiers et dossier suivants :
- dans le dossier Documents -› Données utilisateurs Microsoft -› Normal
- dans le dossier de l'administrateur -› bibliothèque -› préférences -› com.microsoft.Word.plist et le dossier Microsoft
Vider la corbeille et rouvrir Word. Éventuellement reconstruire ses barres d'outils personnalisées.
Au moment de sauvegarder son fichier, dans la fenêtre "enregistrer sous", cliquer sur "rapport de compatibilité", et dans la nouvelle fenêtre cliquer sur chacun des "problèmes" signalés puis "ignorer". Refermer la fenêtre et enregistrer le fichier. Normalement, tous les problèmes disparaissent alors. Il faut aussi toujours désactiver la correction orthographique dès qu'on utilise plusieurs langues dans le même fichier. S'assurer que la "langue" retenue est bien "français" (Outils/Langue).
Si ces solutions sont inefficaces, c'est qu'il existe dans le système des polices incompatibles. [Sur Mac, le Livre des polices permet de diagnostiquer les problèmes posés par certaines polices. Il existe aussi des utilitaires spécifiques comme FontDoctor.] Il faut envisager de créer un nouveau compte utilisateur "propre" (en se limitant aux polices système), lui donner les privilèges d'administrateur, y transporter tous ses documents (en ayant modifié les conditions d'accès par "pomme" + i) et paramètres de connexion, par exemple. C'est plus économique que de réinstaller tout le système et on aboutit à des réparations fiables. Quand on est sûr d'avoir tout récupéré, on peut supprimer l'ancien compte.
Aujourd'hui, on dispose d'Office 2008 et ses différentes MàJ. Ne pas oublier au moment de la sauvegarde du fichier, si l'on n'est pas sûr que tous les collaborateurs soient en Office 2008, de sauvegarder en .doc plutôt que .docx. On peut régler cela une fois pour toutes dans les préférences de Word.
A recommander : la mise en ligne d'une suite logicielle libre (sous licence
GNU GPL) NeoOffice 3.0.1 avec les "patches" correctifs), gratuite, faite
pour Mac (parallèle d'OpenOffice) et qui fonctionne très bien avec les
caractères unicode grec et français, entièrement compatible avec la suite MS
Office : <http://www.neooffice.org/neojava/fr/index.php>.
NeoOffice se compose d'une suite de 6 logiciels, Texte (= traitement de
texte), Classeur (= tableur), Présentation, Dessin, Formule et Base de
données. Ces logiciels ne cessent de s'améliorer. "Texte" peut
gérer un fichier de bibliographie. Il gère parfaitement les polices
"exotiques" en unicode : géorgien, arménien. On peut maintenant écrire aussi
de droite à gauche en arabe ou hébreu, mais pas encore en syriaque. Il ouvre
les fichiers .doc ou .rtf et permet l'enregistrement sous ces formats.
Autres traitements de texte bien adaptés aux fichiers multilingues : Nisus <http://www.nisus.com/>permet en particulier d'écire dans les langues sémitiques (de droite à gauche, MAIS PAS EN SYRIAQUE) et Mellel <http://www.redlers.com/mellelfeatures.html>(le mieux adapté à la saisie en syriaque). L'un et l'autre sont payants, mais relativement bon marché.
Ceux qui utilisent encore le CD ROM du TLG E auront besoin d'un nouvel utilitaire de consultation sur leur machine. SNS 6. 0 Greek & Latin fonctionne maintenant sous OS X : <http://snsgreek.sns.it/eng/sns_02.html>
Il est commode d'utiliser aussi Diogenes, gratuit et d'usage facile <http://www.dur.ac.uk/p.j.heslin/Software/Diogenes/>. On peut s'en servir sous les 3 environnements Mac, Windows et Linux:
Télécharger les polices Meltho à l'adresse : <http://www.bethmardutho.org/support/meltho/download/> et les installer normalement par le "Livre des Polices" (si vous êtes embarrasé par le fait de livrer votre identité, vous pouvez toujours utiliser un alias) ;
Télécharger la configuration de clavier syriaque http://www2.warwick.ac.uk/fac/arts/classics/staff/pormann/syriac/
pourvue d’une icône (voir ci-dessus l'installation d'un clavier pour le grec) ; elle fonctionne parfaitement avec la dernière version de Mellel, cf. infra ; le glisser soit dans votre répertoire (la "maison"), soit à la racine du disque dans le dossier "Keyboard Layouts" que vous trouverez dans le dossier Bibliothèque ou Library. Il existe plusieurs versions de ce clavier : selon le clavier arabe ou anglais ; choisissez celle qui vous convient le mieux.
Enfin, utiliser un traitement de texte qui accepte une écriture sémitique avec les ligatures adéquates pour le syriaque, par exemple Mellel <http://www.redlers.com/download.html>, accompagné d'un guide bien fait <http://www.redlers.com/download/tips/WritingInsyriac.pdf> La dernière version de Nisus Writer Express ne fonctionne pas pour le syriaque. Il en va de même de la suite Office pour Mac qui n'accepte pas les scrpits de langue de droite à gauche.
Il existe un certain nombre de polices grecques polytoniques, cependant, afin de faciliter les échanges entre Mac et PC, et avec les imprimeurs, nous conseillons d’utiliser la police PC SymbolGreekII ou IIP de Linguist’s Software™, pour pouvoir afficher correctement la police SuperGreek compatible Mac du même fabricant (cf. supra la note de Marie-Gabrielle Guérard).
1) pour écrire du grec dans la police SymbolGreekIIP, une fois la police installée en enregistrant les fichiers de police .ttf dans le dossier Fonts de C:\Program Files\Windows, on la sélectionne comme police courante et on tape.
Pour se familiariser avec ce clavier grec, on peut afficher le clavier virtuel de Windows (dans Programmes\Accessoires\Accessibilité) en sélectionnant bien la police SymbolGreekIIP dans les Paramètres.
Pour les combinaisons de touches qui permettent l'insertion des différents accents et esprits, se reporter au fichier Accents et esprits.
2) pour lire sur PC du grec écrit sur Mac en SuperGreek (SSupergreek, Odyssea) : une fois ouvert le document Word reçu de votre correspondant, il y a deux possibilités pour convertir les polices :
- aller dans Outils\Options\Compatibilité et cliquer sur Substitution de polices : demander à remplacer systématiquement la police Mac SuperGreek par la police PC SymbolGreekIIP
- faire un Rechercher/Remplacer (menu Édition) en donnant comme critère les polices en question : Rechercher\Plus\Polices\SuperGreek (le taper en toutes lettres dans l'onglet ouvert de "Polices" s'il n'est pas dans la liste) et Remplacer\Plus\Polices\SymbolGreekIIP (NB: j'indique les différents niveaux d'onglets ou de dossiers par \). Cliquer sur Remplacer tout.
Normalement cela fonctionne bien dans les deux cas.
Si toutefois vous constatez certaines anomalies (des carrés vides au lieu de caractères, le sigma final non reproduit...), il se peut que vous deviez faire un ou deux remplacements supplémentaires en substituant au caractère défectueux le "bon" caractère directement tapé dans SymbolGreekIIP (cf. supra, l’explication équivalente pour Mac). En cas de problème, vous pouvez également aller voir la FAQ du site du fabricant Linguist’s Software™ : http://www.linguistsoftware.com/lgk.htm
Il se peut que, dans certains cas rares, vous n'ayez plus, en réouvrant votre document, que des rectangles vides à la place des lettres grecques. Faites alors Fichier / Enregistrer sous / Type de fichier : Word 5.1 pour Mac et ouvrez à nouveau ce document enregistré sous le format Mac: normalement les lettres grecques reviennent.
B. A partir de Windows NT/2000: la solution des polices Unicode
Ces nouveaux systèmes permettent l'utilisation de l'Unicode : cela signifie (pour faire vite) qu'on n'est plus limité aux 256 caractères du code ASCII (sur 8 bits), puisqu'une police Unicode, codée sur 2 octets soit 16 bits, contient 256 x 256 = 65 536 caractères. Autrement dit, les lettres grecques Unicode ont enfin LE même CODE dans toutes les polices qui les contiennent. On n'a donc plus de problème de compatibilité , ni entre polices, ni entre Mac et PC. C'est évidemment la solution à privilégier , si on dispose d'un système récent.
Contrairement à ce qui se passe pour Mac, les dernières versions de Word (2000 et 2002/XP) supportent parfaitement bien l'Unicode, sous réserve d'avoir sélectionné les claviers correspondants dans les « Paramètres linguistiques et régionaux » de Windows :
- ouvrir Démarrer/Panneau de configuration/ Options régionales et linguistiques/Langues (Windows XP), ou Démarrer/Panneau de configuration/Options régionales / Paramètres régionaux d'entrée (Windows 2000)
- cliquer sur le bouton Détails (Windows XP)
- ajouter la langue d'entrée "grec" avec la configuration clavier/IME «grec polytonique»
Je renvoie à l'excellente page de Denis Liégeois ( http://users.numericable.be/denis.liegeois/ ), qui donne toutes les explications nécessaires pour la configuration de Windows et propose en outre un pilote de clavier AZERTY grec polytonique pour Windows NT, 2000 ou XP, visualisable et téléchargeable gratuitement sur son site, qui améliore sensiblement le clavier déjà intégré à Windows par Microsoft.
Avec VISTA, attention : la procédure à suivre pour installer le clavier de Denis Liégeois est la même que sous XP, mais un message d'erreur risque d'apparaître comme quoi un fichier .dll refuse de s'installer. En fait, par défaut, tous les utilisateurs de Vista, y compris
le propriétaire de la machine, sont des "utilisateurs
contrôlés". Il leur est interdit de faire certaines
choses et notamment d'installer un pilote de clavier.
Avant d'installer, il faut donc ouvrir le panneau de
configuration, à la rubrique "gestion des
utilisateurs", et là, pour l'utilisateur concerné
(soi-même), découvrir où se trouve l'option
"contrôle de l'utilisateur". Il faut évidemment
désactiver ce fameux contrôle. Une fois que c'est
fait, l'utilisateur concerné peut installer des
pilotes de claviers.
Quant au choix existant des polices Unicode gratuites et utilisables pour le grec , le site de Denis Liégeois, parmi beaucoup d'autres, en répertorie les principales : ainsi, Palatino Linotype (livrée avec Windows 2000 et XP), New Athena Unicode de GreekKeys, Vusillus Old Face (en italique seulement, livrée avec Antioch, cf. infra ), Gentium et Galatia SIL, etc., auxquelles il faut ajouter les très belles polices mises à la disposition de la communauté helléniste par la Greek Font Society , en particulier GFS Didot et GFS Porson , à la fois complètes et élégantes.
Pour le reste, une fois le clavier mémorisé, l'utilisation de l'Unicode pour le grec polytonique ne pose aucune difficulté, si ce n'est, pour ceux qui utilisaient auparavant une police non Unicode, qu'il faut prendre le réflexe de sélectionner le clavier grec à chaque fois qu'on veut écrire du grec (soit dans la barre de lancement rapide, en sélectionnant EL au lieu de FR, soit par une combinaison de touches prédéfinie), et inversement, à chaque fois qu'on veut repasser au français.
N.B. On peut convertir du texte grec non Unicode en Unicode pour certaines familles de polices (dont SymbolGreek) grâce à l'utilitaire Antioch également conçu par D. Liégeois, ou plus récemment grâce au très complet logiciel Greek Transcoder offert par David-Artur Daix, sous licence GNU, qui permet également la conversion d'Unicode vers des polices non-unicode.
Une bonne explication sur le problème de l'affichage et de l'écriture du grec pour les néophytes est disponible à l'adresse suivante: http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/lettres/LanguesAnciennes/Textes/Lire_grec.htm ,
à consulter notamment pour les liens de la rubrique « 3. Autres ressources, pour changer, pour aller plus loin ... »
C. Écrire et afficher du syriaque sous XP ou Vista
Ouvrir Démarrer / Panneau de configuration / Options régionales et linguistiques / Langues,
Cocher la case : Installer les fichiers pour les langues à script complexe et s'écrivant de droite à gauche...
Cliquer sur le bouton Détails
Ajouter : la langue d'entrée « Syrie » avec la configuration clavier / IME « Syriaque »
Cliquer sur : Appliquer et fermer la fenêtre.
Ouvrir un document Word
Cliquer sur la touche à caractère blanc sur fond bleu en bas à droite de l'écran
Sélectionner SY
Dans le document Word, choisir Format / Paragraphe / Alignement : droit.
Sélectionner la police syriaque que vous voulez employer.
Si vous voulez voir alors un clavier sur votre écran, faites : Démarrer / Tous les programmes / Accessoires / Accessibilité / Clavier visuel ; les lettres syriaques s'affichent, vous cliquez dessus.
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Dernière mise à jour le 18.01.2010.
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