Naissance : 1030 - 1035 (env.) à Koeln Mort : - Région et/ou ville de rattachement : - (-)
Période d'activité :
Biographie :
De famille noble, il
commença ses études dans sa ville natale, à la collégiale de
Saint-Cunibert, et fit ensuite des études dephilosophie et de théologie
à Reims et, peut-être aussi àParis. Vers1055, il revint à Cologne pour
recevoir de larchevêque Annon, avec la prêtrise, un canonicat à
Saint-Cunibert. En 1056 ou 1057, il futrappelé à Reims par
larchevêque Gervais pour y devenir, avec le titred'écolâtre,
professeur de grammaire, dephilosophie et de théologie ; il devait
garder une vingtaine d'années cettechaire, où il travailla à répandre
les doctrines clunisiennes et, comme on allait dire bientôt,
grégoriennes. Maître Bruno dont on conserve un commentaire des psaumes
et une étude sur les épitres de saint Paul est précis, clair et concis
en même temps quaffable, bon et souriant « il est, dire ses disciples,éloquent, expert dans tous les arts, dialecticien, grammairien, rhéteur,fontaine de doctrine, docteur des docteurs. » Sasituation
devint difficile quand l'archevêque Manassès deGournay,simoniaque
avéré, monta en 1067 sur le siège de Reims ; ce
prélatquin'ignorait pas l'opposition de Bruno, tenta d'abord de se
leconcilier, et ledésigna même comme chancelier du Chapitre (1075),
maisl'administrationtyrannique de Manassès, qui pillait les biens
d'Eglise,provoqua desprotestations, auxquelles Bruno s'associa ; elles
devaientaboutir à ladéposition de l'indigne prélat en 1080 ; en
attendant,Manassès priva Bruno deses charges et s'empara de ses biens
qui ne luifurent rendus que lorsquel'archevêque perdit son siège. Bruno,réfugié
d'abord au château d'Ebles de Roucy, puis,semble-t-il, àCologne, chargé
de mission à Paris, et redoutant d'être appelé àlasuccession de
Manassès, décida de renoncer à la vie séculière.Cetterésolution aurait
été fortifiée en lui, d'après une tradition querépètent leshistoriens
chartreux, par l'épisode parisien (1082) desfunérailles du
chanoineRaymond Diocrès qui se serait trois fois levé deson cercueil
pour se déclarerjugé et condamné au tribunal de Dieu. En1083,
Bruno se rendit avec deux compagnons, Pierre etLambert, auprès desaint
Robert de Molesme, pour lui demander l'habit monastiqueetl'autorisation
de se retirer dans la solitude, à Sèche-Fontaine. Maiscen'était pas
encore, si près de l'abbaye, la vraie vieérémitique. Sur
leconseil de Robert de Molesme et, semble-t-il, del'abbé de la
Chaise-Dieu,Seguin d'Escotay, Bruno se rendit, avec sixcompagnonsauprèsdu
saint évêque Hugues de Grenoble qui accueillit avec
bienveillancelapetite colonie. Une tradition de l'Ordre veut que
saint Huguesait vu les septermites annoncés dans un songe sous
l'apparence de septétoiles. Il conduisitBruno et ses compagnons dans un
site montagneuxd'une sévérité vraimentfarouche, le désert de Chartreuse
(1084).En1085
une première église s'y élevait. Le sol avait été cédé enpropriété
parHugues aux religieux qui en gardèrent le nom de Chartreux.Quant
àl'appartenance spirituelle, il paraît que la fondation eutd'abord
quelque lienavec la Chaise-Dieu, à qui Bruno la remit quand ildut se
rendre en Italie ;mais l'abbé Seguin restitua la Chartreuse auprieur
Landuin quand celui-ci, pourobéir à saint Bruno, rétablit lacommunauté,
et il reconnut l'indépendance del'ordre nouveau (1090).
Audébut
de cette année 1090, Bruno avait été appelé à Rome parun de sesanciens
élèves, le pape Urbain II, qui voulait s'aider de sesconseilset qui lui
concéda, pour ceux de ses compagnons qui l'avaientsuivi, l'église
deSaint-Cyriaque. Le fondateur fut à plusieurs reprises convoqué à des
conciles.Le pape eût voulu lui faire accepter l'archevêché de Reggio de
Calabre, maisBruno n'abandonnait pas son rêvede vie érémitique. Il
avait reçu en 1092 ducomte Roger de Sicile unterrain boisé à La Torre,
près de Squillace, où UrbainII autorisa laconstruction d'un ermitage et
où une église fut consacrée en1094. Rogeraurait affirmé, dans un
diplôme de 1099, que Bruno l'aurait avertidansun songe d'un complot
durant le siège de Padoue en 1098.
Bruno, le 27 juillet 1101, recevait du pape Pascal II laconfirmation de l'autonomie de ses ermites.Le
6 octobre suivant, aprèsavoir émis une profession de foi et faitdevant
les frères sa confessiongénérale, il rendit l'âme à lachartreuse de San
Stefano in Bosco, filiale de LaTorre, où il futenseveli. Les cent
soixante-treize rouleaux des morts,circulantd'abbaye en abbaye
et recevant des formules d'éloges funèbres,attestentprécieusement, dès
le lendemain de sa mort, sa réputation desainteté,accrue par les
miracles attribués à son intercession.
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Commentaire sur les Psaumes(Expositio in Psalmos);